Laure, 16 ans. Aime écouter de la musique, patiner à s'en saouler, entendre la pluie tomber, écrire tout ce qui lui passe par la tête, regarder par la fenêtre, prendre des photos, s'allonger dans l'herbe et écouter la vie passer à petit pas feutrés. Aime pas le commun des mortels, tout ce qui touche aux cours, l'écriture sms hors des sms, l'odeur de la cigarette, la viande, Noël, ta gueule aussi peut être, sait-on jamais. Parfois apathique, parfois trop énergique, toujours instable et lunatique. Perdue dans son monde, ne fait pas dans les compromis : soit elle adore, soit elle déteste ; soit elle rit, soit elle pleure. Le stress et l'anxiété la bouffe. Limite claustrophobe, a aussi peur du noir, des araignées, des mouches et des coccinelles. Ne dira pas qu'elle est attentive, à l'écoute et tout le tralala habituel, d'abord parce qu'elle ne pense pas que ce soit le cas, et ensuite parce que les gens qui le dise ne le sont pas forcément, simplement qu'ils aimeraient l'être, nuance. Elle vous laisse donc juger. Aime prendre elle et les gens pour des cons, sans doute parce que c'est le cas au fond. Ai pressée de partir de chez elle et rêve d'un appart' tout blanc qu'elle pourrait customiser jusqu'à la moelle en plein centre ville. Déteste que les gens touchent à ses affaires, surtout son portable et ses chaussures, c'est sacré. A beaucoup de mal à se motivée pour commencer un livre, mais une fois plonger dedans elle n'en ressort la tête qu'après la dernière ligne. Adore observer les gens et essayer de décrypter leurs gestes, comme si s'étaient des bêtes de foire : le corps ne ment pas, lui. Aime provoquer et casser la peuplade qui l'entoure. Voit des photos à prendre partout. Voudrait d'ailleurs photographier tout un chacun parce que tout un chacun à une certaine beauté, ou une beauté certaine, mais tout un chacun ne veut pas toujours. Trouve le fait de pouvoir figé le temps à l'infini et plus si affinités enivrant et presque jouissif. Se complaît dans la solitude. Garde précieusement absolument tout ce qu'elle trouve par terre, comme un petit trésor oublié constitué au fil des années. A compris après quelques vaines tentatives que haïr est plus facile qu'aimer. A une forte tendance à toujours choisir la facilité. Mais la haine est aussi une forme de passion après tout. Se compare parfois à une mégère blasée : mégère parce qu'elle ne semble pas avoir de coeur, et blasée parce que peu de choses arrivent encore à la surprendre. Les gens sont fous et inconscients, elle le sait. Semble avoir épuiser son stock de diplomatie et de compassion pour les vingts prochaines années à venir. Se plaît à penser qu'elle est incomprise et pas comme les autres.
Quelque chose à ajouter ?
Je suis photographe à mes heures perdues :
http://0pen-y0ur-eyes.deviantart.com/
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http://0pen-y0ur-eyes.deviantart.com/